« Ce que déclarent les répondants sur l'évaluation de l'efficacité des formations »
Enquête auprès de professionnels de la formation : directions formation, organismes de formation, formateurs et consultants.
Réponses collectées du 18 septembre au 14 octobre 2026. · Éditeur : Activateur Formation
Sept constats à retenir de cette première vague. Tous les pourcentages portent sur l'ensemble des répondants.
98 % évaluent de façon structurée les réactions des participants, 69 % les apprentissages, 40 % l'application des acquis en situation de travail et 17 % les résultats pour l'organisation.
50 % n'évaluent ni l'application des acquis ni les résultats (17 % se limitent aux seules réactions). 48 % évaluent au moins l'un des deux.
15 % seulement adaptent le niveau d'évaluation de manière structurée ; 46 % évaluent toutes les formations de la même manière.
62 % déclarent qu'aucun rôle n'est formalisé pour le manager des participants ; 38 % lui en reconnaissent un.
8 % prévoient systématiquement des actions pour favoriser l'application des acquis ; 52 % le font sur certains dispositifs seulement et 21 % jamais.
56 % déclarent que leur direction leur demande rarement ou jamais de démontrer les effets au-delà de la satisfaction ; 21 % reçoivent cette demande régulièrement.
Le manque d'implication des managers ou des parties prenantes arrive en tête (35 %), devant l'absence de demande ou de priorité en interne (21 %).
Cette première vague décrit les pratiques déclarées des répondants. Elle n'est pas représentative de l'ensemble de la profession (voir « Précautions de lecture » et l'annexe méthodologique).
Précautions de lecture. L'échantillon est de taille modeste (détail dans l'annexe méthodologique) : ce baromètre n'est pas représentatif de l'ensemble des professionnels de la formation. Les réponses ont été reçues entre le 18 septembre et le 14 octobre 2026 et proviennent toutes d'un même lien de diffusion d'Activateur Formation. Les pourcentages sont indicatifs : des écarts de quelques points ne sont pas significatifs. Les réponses sont déclaratives. Le questionnaire ne demandait pas la taille de l'organisation.
Ce baromètre donne une première photographie de la manière dont des professionnels de la formation évaluent l'efficacité de leurs formations, à partir du questionnaire « Baromètre des pratiques d'évaluation 2026 ». Il porte sur ce qui est évalué, sur le rôle du manager, sur le suivi après la formation et sur la demande de la direction.
Les résultats sont exprimés en pourcentages de l'ensemble des répondants : toutes les questions ont été posées à tous. Les arrondis sont faits à l'unité, le total d'une question peut donc différer de 100 %. Pour les questions à réponses multiples, le total dépasse 100 %.
Question : « Quels effets de vos formations évaluez-vous aujourd'hui ? » Plusieurs réponses possibles. Base : l'ensemble des répondants.
Ces quatre effets correspondent aux quatre niveaux du modèle de Kirkpatrick : réactions, apprentissages, comportements (application des acquis en situation de travail) et résultats. 2 % des répondants n'évaluent aucun de ces éléments de manière structurée.
À retenir. La mesure de la satisfaction est quasi générale (98 %) et celle des apprentissages largement répandue (69 %). L'application des acquis est évaluée par 40 % des répondants et les résultats pour l'organisation par 17 %. 46 % évaluent toutes les formations de la même manière, et 15 % seulement ajustent l'évaluation à l'enjeu de façon structurée.
Base : l'ensemble des répondants.
À retenir. Dans 62 % des cas, aucun rôle n'est formalisé pour le manager des participants ; 25 % lui en reconnaissent un avant et après la formation, 8 % après seulement et 4 % avant seulement. Côté suivi, 8 % prévoient systématiquement des actions pour favoriser l'application des acquis, 52 % sur certains dispositifs seulement, 19 % rarement et 21 % jamais.
Base : l'ensemble des répondants.
À retenir. 56 % des répondants déclarent que leur direction leur demande rarement ou jamais de démontrer les effets des formations, contre 44 % qui reçoivent cette demande régulièrement ou occasionnellement. Le premier frein cité est le manque d'implication des managers ou des parties prenantes (35 %), suivi de l'absence de demande ou de priorité en interne (21 %). Les freins techniques (outils, accès aux données, méthode) sont cités chacun par 8 % à 10 % des répondants.
Question : « En une phrase, qu'est-ce qui vous empêche aujourd'hui de prouver les effets de vos formations ? » Question facultative.
Le questionnaire ne demandait pas l'accord des répondants pour citer leurs réponses : elles ne sont donc ni reproduites ni attribuées. Voici, sous forme de thèmes, ce qui revient dans les réponses libres. Il s'agit d'une lecture d'Activateur Formation, sans comptage.
1. L'implication des managers et de la direction. Les managers ne se sentent pas toujours responsables du suivi après la formation, ou ne savent pas comment s'y prendre. L'engagement de la direction est également évoqué.
2. Le temps, les moyens, les méthodes et les outils. Le manque de temps et de ressources, d'une méthode ou d'un outil pour structurer l'évaluation est mentionné, ainsi que le besoin d'une méthode plus simple à mettre en pratique.
3. Les données et le retour des participants. Les évaluations à froid obtiennent peu de réponses. Les prestataires externes disent ne pas avoir accès aux participants après la formation.
4. Des effets difficiles à définir ou à mesurer. Pour certaines formations, l'impact sur les pratiques de terrain est jugé difficile à isoler.
5. Des évaluations jugées sans intérêt. Au moins une réponse regrette la multiplication d'évaluations qui n'ont pas de sens dans un cadre qualité.
Ces thèmes rejoignent les chiffres de la rubrique précédente : l'implication des managers arrive en tête des freins (35 %).
Deux enquêtes publiées, plus anciennes et d'une autre ampleur, permettent de situer ces premiers résultats. Les populations, les questions et les années ne sont pas les mêmes : il s'agit de repères, pas d'une comparaison terme à terme.
| Niveau évalué | Ce baromètre | ATD (2019) | Fefaur / Talentsoft (2017) |
|---|---|---|---|
| Réactions des participants | 98 % | Niveaux 1 et 2 : environ 8 organisations sur 10 | Niveau 1 pratiqué dans 80 à 90 % des cas selon le domaine |
| Apprentissages | 69 % | Niveaux 1 et 2 : environ 8 organisations sur 10 | Non repris ici |
| Application en situation de travail | 40 % | Niveau 3 : 54 % | Transfert en situation de travail : 21 à 56 % selon le type de formation |
| Résultats pour l'organisation | 17 % | Niveau 4 : 38 % | Niveau 4 pratiqué dans 9 à 27 % des cas |
ATD (Association for Talent Development), étude « Effective Evaluation: Measuring Learning Programs for Success », présentée en décembre 2019 : 779 professionnels du développement des talents interrogés en 2019, dont la moitié de managers, directeurs ou dirigeants ; 40 % déclarent que leurs efforts d'évaluation aident à atteindre les objectifs business.
Fefaur et Talentsoft, baromètre « Pratiques d'évaluation de la formation dans les entreprises françaises », édition 2017 : 250 entreprises ; 10,5 % des responsables formation déclarent avoir mis en place une véritable stratégie d'évaluation.
Les chiffres externes sont repris tels que publiés par leurs auteurs.
Ces pistes sont la lecture d'Activateur Formation à partir des résultats ci-dessus. Elles ne sont pas des résultats de l'enquête.
La satisfaction est évaluée par 98 % des répondants, l'application des acquis par 40 % et les résultats pour l'organisation par 17 %. Choisir, pour les formations à enjeu, un indicateur d'application et un indicateur de résultat défini avant la formation, c'est le premier pas.
Dans 62 % des cas aucun rôle n'est formalisé, et l'implication des managers est le premier frein cité (35 %). Un rôle simple avant et après la formation répond directement à ce constat.
46 % évaluent toutes les formations de la même manière et 56 % ne sont que rarement ou jamais sollicités par leur direction. Définir quelles formations méritent une évaluation approfondie, et en rendre compte à la direction, crée la demande qui manque.
Prochaine étape : une deuxième vague, avec un échantillon plus large et une diffusion plus variée, pour confirmer ou infirmer ces premières observations.
Tous les chiffres de ce document sont calculés directement sur l'export du questionnaire (fichier du 15 octobre 2026, 48 réponses, aucune pondération, aucun redressement). Aucune réponse n'a été ajoutée, retirée ou dupliquée (aucun identifiant de réponse en double). Toutes les questions ont été posées à l'ensemble des répondants : la base est donc de 48 réponses partout. Les arrondis sont faits à l'unité : le total d'une question peut donc différer de 100 %.
Échantillon de 48 réponses, non représentatif ; données déclaratives ; la totalité des réponses provient d'un même lien de diffusion d'Activateur Formation ; les répondants sont des professionnels aux profils différents (directions formation d'entreprise, organismes de formation, indépendants), dont les réponses sont ici agrégées ; la taille de l'organisation n'a pas été demandée ; 1 réponse cochée à la fois « Aucun de ces éléments de manière structurée » et d'autres éléments : elle est comptée dans les éléments cochés et non dans « aucun » ; aucun croisement n'est présenté, les sous-groupes étant trop réduits ; les réponses libres, pour lesquelles aucun accord de citation n'a été demandé, ne sont pas reproduites ; Activateur Formation est un acteur du secteur étudié et a conçu et diffusé lui-même le questionnaire. Cette première vague a vocation à être complétée par une seconde, sur un échantillon plus large.
Activateur Formation, Baromètre des pratiques d'évaluation, première vague, octobre 2026. Toute reprise d'un chiffre doit rappeler qu'il s'agit d'un échantillon modeste, non représentatif, de réponses déclaratives. https://observatoire.activateur-formation.com/barometre-pratiques-evaluation-2026
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