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ÉTUDE · SEPTEMBRE 2026

Besoins en IA
des acteurs de la formation.

« La formulation la plus fréquente n'est pas « écris-moi un module » mais « aide-moi à structurer ». »

Entre mai et août 2026, 1 303 professionnels de la formation se sont inscrits à un programme gratuit consacré à l'intelligence artificielle. 631 d'entre eux ont décrit en texte libre une situation concrète qu'ils aimeraient résoudre avec l'IA. Premier relevé documentant la demande réelle du secteur francophone.

1 303Inscrits
631Répondants
39,3 %Conception
13Thèmes de besoin
01Les dix besoins les plus cités

Base : 631 répondants, codage multi-étiquettes — une réponse peut relever de plusieurs besoins, la somme dépasse donc 100 %.

FICHE MÉTHODOLOGIQUE
TERRAIN
8 mai – 26 août 2026
INSCRITS UNIQUES
1 303 professionnels de la formation
RÉPONDANTS AU CHAMP LIBRE
631 (48,4 %)
EMPLOYEURS DISTINCTS DÉCLARÉS
1 003
MODE DE RECUEIL
Formulaire en ligne, champ libre facultatif
TRAITEMENT
Codage lexical en 13 thèmes, multi-étiquettes
PUBLICATION
Septembre 2026
FINANCEMENT
Aucun financement externe
DONNÉE ORIGINALE

Besoins en IA exprimés par les professionnels de la formation

Nombre de répondants · n = 631 répondants (codage multi-étiquettes) · Mai – août 2026

  • Concevoir des modules, parcours et contenus248

    39,3 %

  • Analyser un besoin, des compétences, des données103

    16,3 %

  • Produire des supports (slides, livrets, vidéos, visuels)96

    15,2 %

  • Gagner du temps, automatiser le répétitif84

    13,3 %

  • Accompagner et suivre après la formation50

    7,9 %

  • Animer, engager, rendre interactif46

    7,3 %

  • Administratif, Qualiopi, conformité, appels d'offres44

    7,0 %

  • Créer et corriger des évaluations43

    6,8 %

  • Monter en compétence sur l'IA, choisir les outils43

    6,8 %

  • Personnaliser et adapter aux apprenants37

    5,9 %

  • Veille et recherche d'information17

    2,7 %

  • Traduction multilingue2

    0,3 %

Besoins en IA exprimés par les professionnels de la formationNombre de répondants (n = 631 répondants (codage multi-étiquettes), Mai – août 2026)
ModalitéNombre de répondants
Concevoir des modules, parcours et contenus248
Analyser un besoin, des compétences, des données103
Produire des supports (slides, livrets, vidéos, visuels)96
Gagner du temps, automatiser le répétitif84
Accompagner et suivre après la formation50
Animer, engager, rendre interactif46
Administratif, Qualiopi, conformité, appels d'offres44
Créer et corriger des évaluations43
Monter en compétence sur l'IA, choisir les outils43
Personnaliser et adapter aux apprenants37
Veille et recherche d'information17
Traduction multilingue2
Besoins exprimés en texte libre, codés en 13 thèmes · Source : Étude Activateur Formation 2026 — L'Observatoire
DONNÉES TÉLÉCHARGEABLES

Réutiliser les données de cette publication

2 séries · 23 points de données · format CSV (séparateur point-virgule, UTF-8). Reprise libre avec attribution et lien vers la publication d'origine.

CITATION · « Étude Activateur Formation 2026 — Les besoins en IA des acteurs de la formation », L'Observatoire, septembre 2026.

Le besoin le plus cité est la conception de modules et de parcours (248 répondants, 39,3 %), devant l'analyse des besoins et des données (103, 16,3 %) et la production de supports (96, 15,2 %). Deux besoins ferment la marche : la veille et la recherche d'information (17 répondants, 2,7 %) et la traduction multilingue (2 répondants, 0,3 %).

02Pourquoi la conception domine tous les autres besoins

Citée par 39,3 % des répondants, soit 2,4 fois plus que le deuxième besoin. Aucun autre thème n'approche ce niveau.

Le point remarquable n'est pas ce chiffre en lui-même, mais son écart avec la composition de l'échantillon. Les ingénieurs et concepteurs pédagogiques ne représentent que 14,6 % des inscrits. Autrement dit, le besoin de concevoir déborde très largement le métier de concepteur : des responsables formation, des RH, des formateurs et des dirigeants conçoivent désormais eux-mêmes des contenus pédagogiques, sans en avoir la formation ni la méthode.

C'est la promesse et le risque de l'IA générative dans le secteur : elle abaisse la barrière à la production sans abaisser l'exigence pédagogique. Le point de contrôle qualité se déplace mécaniquement de la production vers la relecture.

Les demandes exprimées portent sur la scénarisation, le séquençage, la rédaction de déroulés, le micro-learning et la déclinaison de formats existants. La formulation la plus fréquente n'est pas « écris-moi un module » mais « aide-moi à structurer ». Sur la méthode de conception elle-même, voir l'étude 2026 sur le design thinking en formation.

03Le besoin le plus sous-estimé : l'analyse

Deuxième position avec 16,3 % des répondants, devant la production de supports.

Ce thème couvre deux extrémités de la chaîne de formation :

  • En amont : recueil et analyse du besoin, construction de référentiels de compétences, cartographie, élaboration du plan de développement des compétences.
  • En aval : pilotage, indicateurs, exploitation des évaluations et des données de formation déjà collectées.

Ce sont des tâches sans livrable spectaculaire, historiquement bâclées faute de temps. Le débat public sur l'IA en formation se concentre presque entièrement sur la production de contenu ; le terrain, lui, demande aussi de l'aide là où personne ne regarde.

Un signal fort ressort du thème « évaluations » : plusieurs répondants ne demandent pas de produire davantage de quiz, mais d'exploiter les évaluations déjà collectées. Les organisations ont accumulé des années d'évaluations à chaud jamais lues. C'est probablement le gisement de valeur le plus immédiat du secteur, et le moins outillé.

04Des outils aux dispositifs

Les professionnels de la formation demandent-ils encore des outils ? De moins en moins. Ils demandent des dispositifs.

Dans le corpus 2026, 29 répondants (4,6 %) emploient spontanément les mots « agent », « chatbot » ou « assistant conversationnel ». 44 répondants (7,0 %) parlent d'automatisation. Ces objets n'existaient pas dans le vocabulaire courant du secteur il y a deux ans.

La distinction est structurante : un outil, on l'utilise ; un agent, on le paramètre et il travaille sans vous. Le second suppose des compétences — cadrage, données, garde-fous, tests — que le secteur de la formation n'a pas encore construites.

C'est dans le thème « accompagnement après la formation » que cette demande est la plus nette : tutorat de premier niveau automatisé, relances, réponses aux questions courantes des apprenants.

05La maturité réelle du secteur

Elle est plus basse que le discours ambiant ne le laisse penser. Trois indicateurs convergent.

  1. 01
    La réponse médiane fait 55 caractères

    Ce sont des tâches, pas des visions : produire un document Qualiopi, relancer des stagiaires, corriger un QCM. Presque personne n'écrit « définir ma stratégie IA ».

  2. 02
    Neuf répondants déclarent n'avoir aucune idée précise

    Et ce dans une population pourtant auto-sélectionnée sur l'intérêt pour l'intelligence artificielle.

  3. 03
    Le vocabulaire technique reste rare

    « prompt » n'apparaît que 18 fois (2,9 %), « LMS » 7 fois, « accessibilité » ou « FALC » 3 fois.

Le secteur n'en est pas au stade du choix d'architecture. Il en est au stade du premier cas d'usage qui fonctionne.

06Ce que les éditeurs de solutions devraient retenir

Trois constats directement contre-intuitifs par rapport aux roadmaps du marché.

Le LMS n'est cité que 7 fois sur 631 réponses. Ce que les praticiens veulent résoudre se situe massivement en dehors de leur plateforme — un résultat à lire en regard de l'Observatoire 2026 des plateformes LMS.

L'adaptive learning, argument central du discours des éditeurs depuis dix ans, n'est spontanément demandé que par 5,9 % des répondants — et parfois avec scepticisme explicite.

La contrainte citée sur les supports n'est presque jamais la créativité : c'est la charte graphique, la mise à jour réglementaire et la mise en conformité de supports existants. La création ex nihilo est un problème moins fréquent que la maintenance.

Enfin, le maillon administratif et Qualiopi est cité par 7,0 % des répondants alors que quasiment aucune offre ne l'adresse frontalement.

07Qui a répondu à cette étude

1 003 employeurs distincts déclarés, 80 % d'adresses e-mail professionnelles, corpus trans-sectoriel et francophone.

Les 20 % d'adresses personnelles reflètent le poids des formateurs indépendants et des petits organismes dans le secteur. Le corpus couvre l'industrie, le transport, l'énergie, la distribution, la banque et l'assurance, la santé, le conseil, le secteur public, les organismes de formation et les éditeurs. Il est francophone et non strictement hexagonal : Belgique, Suisse, Canada, Maroc, Luxembourg.

DONNÉE ORIGINALE

Composition de l'échantillon par famille de métier

Nombre d'inscrits · n = 1 303 inscrits · Mai – août 2026

  • Responsables et chargés de formation335

    25,7 %

  • Autres et non classés269

    20,6 %

  • Ingénierie et conception pédagogique190

    14,6 %

  • Formateurs et enseignants108

    8,3 %

  • Directions formation et L&D100

    7,7 %

  • RH et développement des compétences88

    6,8 %

  • Dirigeants et fondateurs54

    4,1 %

  • Consultants, coachs, indépendants49

    3,8 %

  • Digital learning et e-learning44

    3,4 %

  • Chefs de projet et de programme42

    3,2 %

  • Communication, marketing, commercial24

    1,8 %

Composition de l'échantillon par famille de métierNombre d'inscrits (n = 1 303 inscrits, Mai – août 2026)
ModalitéNombre d'inscrits
Responsables et chargés de formation335
Autres et non classés269
Ingénierie et conception pédagogique190
Formateurs et enseignants108
Directions formation et L&D100
RH et développement des compétences88
Dirigeants et fondateurs54
Consultants, coachs, indépendants49
Digital learning et e-learning44
Chefs de projet et de programme42
Communication, marketing, commercial24
Intitulés de poste en saisie libre, classés par famille de métier · Source : Étude Activateur Formation 2026 — L'Observatoire
08Méthodologie et limites

Protocole complet, traitement et biais assumés.

Collecte. Formulaire d'inscription en ligne au Bootcamp IA & Formation d'Activateur Formation, ouvert du 8 mai au 26 août 2026. Champs obligatoires : prénom, nom, entreprise, intitulé de poste, e-mail. Champ facultatif en texte libre : « Une situation concrète de votre quotidien que vous aimeriez résoudre avec l'IA ? ».

Corpus. 1 354 soumissions brutes. Après déduplication sur l'adresse e-mail et retrait de 9 soumissions internes de test : 1 303 inscrits uniques, dont 631 ayant renseigné le champ libre (48,4 % de taux de réponse).

Traitement. Codage lexical des réponses en treize thèmes de besoin, en multi-étiquettes. Les pourcentages se rapportent tous à la base des 631 répondants. 117 réponses (18,5 %) ne relèvent d'aucun des treize thèmes.

Limites. L'échantillon est auto-sélectionné : ce sont des professionnels inscrits d'eux-mêmes à un programme sur l'IA, donc plus curieux et plus avancés que la moyenne du secteur. Les champs « entreprise » et « intitulé de poste » sont en saisie libre, ce qui surestime légèrement le nombre d'employeurs distincts et laisse 20 % des intitulés non classés. Enfin, la question portait sur une situation à résoudre, pas sur une pratique existante : ces résultats mesurent une intention, pas un taux d'équipement ni un usage avéré.

Anonymisation. Les verbatims cités sont reproduits tels qu'écrits, sans nom de répondant ni d'employeur. Le protocole général de L'Observatoire est détaillé sur la page méthodologie.

09Questions fréquentes

Qui a réalisé cette étude sur les besoins en IA des acteurs de la formation ?

Activateur Formation (ASV Consulting), courtier indépendant en formation, adossé à un réseau d'organismes de formation certifiés Qualiopi. L'étude a été publiée en septembre 2026 par L'Observatoire, sa branche éditoriale.

Combien de professionnels ont participé à l'étude ?

1 303 professionnels de la formation se sont inscrits entre le 8 mai et le 26 août 2026. 631 d'entre eux ont décrit un besoin concret en texte libre, soit un taux de réponse de 48 %.

Quel est le premier cas d'usage de l'IA cité par les professionnels de la formation ?

La conception de modules, de parcours et de contenus pédagogiques, citée par 39,3 % des 631 répondants — 2,4 fois plus que le deuxième besoin, l'analyse (16,3 %).

Les professionnels de la formation utilisent-ils déjà l'IA au quotidien ?

Cette étude ne mesure pas l'usage mais l'intention : la question portait sur une situation que les répondants aimeraient résoudre. Longueur médiane des réponses de 55 caractères, rareté du vocabulaire technique, répondants déclarant n'avoir aucune idée précise : la maturité réelle apparaît inférieure au discours ambiant.

L'étude est-elle représentative de l'ensemble du secteur ?

Non, et elle ne le prétend pas. L'échantillon est auto-sélectionné : il décrit la demande d'une population motivée par le sujet de l'IA, pas celle de l'ensemble des acteurs de la formation professionnelle.

Comment citer cette étude ?

« Étude Activateur Formation 2026 — Les besoins en IA des acteurs de la formation », septembre 2026. La reproduction est autorisée avec mention de la source et lien vers la publication d'origine.

CITER CETTE PUBLICATION

Activateur Formation (2026). « Étude 2026 — Les besoins en IA des acteurs de la formation ». L'Observatoire Activateur Formation. https://observatoire.activateur-formation.com/etude-besoins-ia-formation-2026

Reprise libre avec attribution et lien vers la publication d'origine.